Le Pape en Angola : une partie de l’opposition cabindaise crie à l’oubli !

By Justino Da Oliveira B

Le Pape en Angola : une partie de l’opposition cabindaise crie à l’oubli !

Le Pape ne pouvait sans doute pas remplir toutes les attentes. Et puis, au milieu de la polémique suscitée en Occident par certains de ses propos, le voyage apostolique s’est beaucoup recentré sur les objectifs pastoraux. En Angola par exemple, samedi dernier, Benoît XVI s’est fortement préoccupé d’inviter les jeunes à retrouver le chemin de Dieu. « Dieu qui fait la différence, qui nous rend différents, nous refait à neuf », a déclaré le Pape. 

On peut donc imaginer une certaine déception chez ceux qui avaient souhaité que le voyage du Pape serve d’amplificateur à des revendications plus ou moins avérées. Un de ces groupes, les militants du FLEC - le Front de libération de l’enclave du Cabinda - qui ne cessent de répéter que leur enclave n’a rien à voir avec l’Angola, s’est mobilisé pour que le Pape profite de ses rencontres avec José Edoardo dos Santos, le président angolais, pour inciter le gouvernement à la négociation directe. 

Joël Badila, secrétaire général et président du Comité des réfugiés cabindais, estime que la voix du Pape s’entend à propos de toutes les situations du monde qui menacent la paix, mais pas à propos du Cabinda. « Pourquoi ce deux-poids-deux-mesures ? » s’est-il interrogé en interpellant notre rédaction à Rome. « Nous ne voulons que la paix, pas la guerre », a-t-il insisté. Sans doute.  

Il reste qu’un FLEC divisé reste un interlocuteur peu fiable, à condition même que l’Angola veuille négocier (sur quoi ?). Joël Badila, lui, martèle : « Il n’y a qu’un FLEC. Les autres sont des créatures de Luanda !» Peut-être. 

Lucien Mpama

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